
La Courneuve, 12 mars 2012
Dans nos métiers, on s’intéresse beaucoup aux lapins… aux rendez-vous manqués, à l’absence non justifiée. Ces défections impromptues réinterrogent la dernière rencontre, ce que nous n’aurions pas su entendre, ou pressentir de l’autre; réinterrogent aussi notre propre discours, nos maladresses, nos miroirs trop brutaux, notre appétence à planifiertrop vite.
Et puis il y a les aléas, les matins de pluie, les jours sans tram, le froid d’hiver.
Aujourd’hui, il fait beau. Un soleil neuf éclaire la ville.
Jour de permanence. Dans mon clapier sans fenêtre, il y a plein de lapins, de tout petits lapins, qui dans un rayon de soleil auront oublié la maladie, la vie qui pèse… et l’assistante sociale.
J’aime bien ces lapins-là…